“L’huile d’olive, un mythe ?” : la véritable alliée du cœur révélée

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L’huile d’olive, un mythe ? La véritable alliée du cœur révélée (ou déboulonnée !)

Ah, l’huile d’olive ! Elle sent bon la Méditerranée, les cigales et les apéros en terrasse. Mais derrière cette auréole dorée, est-elle vraiment la panacée pour notre cœur ou simplement la star d’un joli conte ? Plongeons sans tablier (mais avec un cœur grand ouvert) dans la marmite de la science.

Régime méditerranéen : histoire d’une légende dorée

Et si on rembobinait ? Le régime méditerranéen, vanté pour garder le cœur vaillant, ne fait pas l’unanimité chez les cardiologues. Le Dr Jean-François Renucci, ambassadeur de la fondation Agir pour le Cœur des Femmes, casse le mythe d’entrée : en s’appuyant sur la science, il n’hésite pas à gratter la dorure du mythe. Tout commence dans les années 1950, lorsqu’un Américain curieux observe la planète… et note que les Crétois semblent protégés des maladies cardiovasculaires, bien plus que les habitants du Nord de l’Europe – là où c’était, c’est le moins qu’on puisse dire, la catastrophe.

Sur cette base, l’alimentation de Crète se fait encenser et conquiert peu à peu tout le bassin méditerranéen. Le régime recommandait des céréales complètes, des légumes, des fruits, du poisson et peu de viande rouge, peu de produits laitiers ou transformés. Mais, comme le rappelle Dr Renucci, « en Crète dans les années 1950, c’était simplement une alimentation de pays pauvre, sans fumeurs ni obèses ». Pas de miracle, juste une vie sobre et, osons le mot, archaïque. Les Crétois ont d’ailleurs eux aussi adopté les charmes de l’Occident depuis !

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Le régime miracle… ou la nostalgie du pain sec ?

Faut-il alors balayer tout espoir par-dessus bord ? Non, mais restons réalistes : « C’est un peu le mythe du paradis perdu, où l’on se dit que c’était mieux avant », tempère le médecin. Bien sûr, mieux vaut picorer sain qu’engloutir des plats ultra transformés, mais méfions-nous des promesses trop vertes : les bénéfices pour la santé, affirment les données, restent modestes.

D’ailleurs, pas de miracle côté chiffres : il y a une vingtaine d’années, une méta-analyse regroupant toutes les études disponibles arrivait à la conclusion que le fameux régime méditerranéen ne faisait pas chuter le taux de mortalité, et ne réduisait la morbidité (maladies) que très faiblement. Cependant, les recommandations européennes de prévention cardiovasculaire de 2021 continuent de suggérer ce mode alimentaire, sur la foi de l’étude espagnole Predimed. Ambiance débat sous le parasol !

Bonnes habitudes : pourquoi c’est (quand même) mieux que rien

Alors, que retenir ? Chacun y va de son avis, mais Dr Renucci reste prudent. Manger sainement ne peut faire de mal mais inutile de s’attendre à des miracles. Idéalement, il conseille :

  • Manger plus de poisson que de viande
  • Limiter les graisses saturées
  • Consommer fruits et légumes sans modération
  • Marcher 30 minutes par jour (oui, même la promenade du dimanche, ça compte !)

Et tout cela, même sans preuve formelle que cela fonctionne ! L’idée, c’est surtout que notre alimentation habituelle est souvent loin du compte (panier de légumes, qui veut m’accompagner ?). On gagnerait à adopter ces réflexes dès l’enfance, mais, soyons honnêtes, on en est loin.

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Attention toutefois à ne pas tout miser sur l’assiette : en pariant trop sur l’alimentation, certains pourraient délaisser leurs traitements médicamenteux contre l’hypertension ou le cholestérol. Ce serait une grave erreur, puisque selon Dr Renucci, les médicaments sont de véritables prolongateurs de vie : en 25 ans, la mortalité a été divisée par deux… et ce n’est pas grâce à l’alimentation.

L’huile d’olive : légende marketing ou vrai or liquide ?

Et notre huile d’olive dans tout ça ? Elle trône fièrement sur les tapis rouges du régime méditerranéen, mais le cardiologue met les pieds dans le plat : tout ça sent un peu la promotion et le marketing sous le soleil ! « L’huile d’olive n’est pas la meilleure huile », affirme-t-il. L’huile de colza, par exemple, est meilleure pour la santé mais, avouons-le, elle a moins le goût de vacances et reste moins valorisée.

Moralité ? Le Dr Renucci recommande de varier régulièrement les huiles utilisées, pour profiter des acides gras monoinsaturés des unes et des polyinsaturés des autres, comme dans l’huile de noix ou de pépins de raisin. Pourquoi ne pas alterner – ou même oser un mélange de quatre huiles, pour ceux qui aiment la diversité ? Mais surtout, le secret reste la modération : inutile de noyer ses salades (et ses espoirs) sous les litres d’huile. 

En résumé, pas de potion magique pour le cœur, mais un bon sens terrien : manger varié, bouger, et suivre ses traitements si besoin. L’huile d’olive, on l’aime, mais sans se raconter d’histoires !